Une migration décisionnelle ne produit pas les mêmes chiffres que le socle qu'elle remplace. Elle produit des chiffres dont les écarts sont bornés, expliqués et acceptés par une personne nommée. Écrire cette phrase avant la première comparaison sépare un projet qui bascule d'un projet qui se décale de six mois.
L’essentiel
- Promettre l'équivalence des chiffres est la phrase que la direction financière opposera le jour de la bascule.
- Une tolérance unique pour tout le parc n'a pas de sens : elle se définit par famille d'indicateurs, avant la première exécution.
- Un écart borné, tracé et accepté par écrit est tenable ; un écart non tracé revient à la première clôture.
- Le double run se dimensionne sur le cycle des indicateurs concernés, clôture comprise, jamais sur le confort du planning.
Périmètre Pour un chef de projet décisionnel qui prépare une bascule et doit obtenir une validation métier formelle, une fois un premier lot disponible des deux côtés. La page ne traite ni la recette technique de la plateforme — performances, sauvegardes, habilitations — ni la charge de recette en jours-homme, explicitement exclue par le calculateur de charge.
Une migration décisionnelle ne produit pas les mêmes chiffres que le socle qu'elle remplace. Elle produit des chiffres dont les écarts sont bornés, expliqués et acceptés par une personne nommée. Toute la différence entre un projet qui bascule et un projet qui se décale de six mois tient dans cette formulation, et dans le fait de l'avoir écrite avant la première comparaison.
- Promettre l'équivalence des chiffres est la phrase que la direction financière opposera le jour de la bascule ; elle ne se rattrape pas.
- Une tolérance unique pour tout le parc n'a pas de sens : un montant de clôture et un volume de commandes ne se jugent pas au même écart.
- Un écart non expliqué mais borné, tracé et accepté par écrit est une situation tenable ; un écart non tracé revient à la première clôture, sans personne pour en rendre compte.
- La réconciliation ne se planifie pas en fin de chantier : elle commence au premier lot, précisément pour découvrir tôt ce qui se répétera partout.
Cette page s'adresse à un chef de projet décisionnel ou à un responsable BI qui prépare une bascule et doit obtenir une validation métier formelle. Elle ne traite ni la recette technique de la plateforme cible — performances, sauvegardes, habilitations — ni la conduite du changement.

Ce qui doit être identique, et ce qui a le droit de différer
Quatre alignements se vérifient avant toute comparaison, parce qu'un écart qui en découle est réel et parfaitement inutile : la période, le fuseau horaire, la population retenue et les filtres actifs de chaque côté. Un décalage d'une journée sur une borne de clôture suffit à produire un écart que l'équipe passera une semaine à instruire.
Viennent ensuite les différences légitimes. Les règles d'arrondi, l'ordre des agrégations et le traitement des valeurs nulles diffèrent d'un moteur à l'autre. Deux résultats corrects peuvent diverger de quelques centièmes pour cette seule raison, et c'est précisément ce que la tolérance d'écart doit absorber sans mobiliser un comité.
La tolérance se définit par famille d'indicateurs, avec le valideur métier, avant la première exécution. La négocier après avoir vu les écarts revient à ajuster le seuil au résultat, ce qui prive la recette de toute valeur de preuve.
D'où viennent réellement les écarts
Rarement d'un calcul faux. Le plus souvent d'une règle de gestion posée à un endroit que personne n'inspecte : un filtre au niveau de la condition d'un objet plutôt que du rapport, un statut exclu par défaut dans la couche sémantique, une hiérarchie qui agrège dans un ordre différent. Ces règles ne se retrouvent pas en lisant les rapports, elles se retrouvent en lisant la couche qui les alimente.
La conséquence pratique est un ordre de travail : quand un écart apparaît, on remonte la chaîne depuis l'indicateur vers la source avant de toucher au rapport cible. Corriger le rapport pour faire tomber le chiffre juste produit un rapport qui ment de la bonne façon, jusqu'au mois où il ment autrement.

Le double run, seul dispositif qui rattrape ce que la recette n'a pas vu
Pendant une période définie, les deux socles produisent en parallèle et les sorties sont comparées automatiquement. La durée se calcule sur le cycle des indicateurs concernés, pas sur le confort du planning : si un indicateur trimestriel est dans le périmètre, une fenêtre de quatre semaines ne le testera jamais.
Le double run coûte cher, et c'est le poste que les plannings compriment en premier. Il est aussi le seul moment où l'on peut découvrir un écart sans qu'il devienne un incident de production. La checklist de recette avant/après le traite comme un point structurant : sans lui, la bascule n'est pas signable.
Ce que cette page ne couvre pas
Elle ne chiffre pas la charge de recette en jours-homme. Cette charge ne se dérive pas d'un nombre de rapports mais d'un nombre d'indicateurs à réconcilier et d'une tolérance à négocier ; le calculateur de charge l'exclut explicitement de son estimation, pour cette raison.
Elle ne traite pas les questions de conformité ou de protection des données personnelles que peut soulever la copie d'un jeu de production vers un environnement de test. Sur ce terrain, la bonne personne est votre délégué à la protection des données, pas ce site.
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