Outil · Calculateur
Une charge se défend par ses ratios, pas par son total.
Le chiffre qui sort d'ici ne vaut rien sans les hypothèses qui l'ont produit. Elles sont donc saisissables, affichées, et le périmètre exclu est annoncé avant le résultat.
Le calculateur convertit un volume de parc en fourchette de charge exprimée en jours-homme, à partir de ratios que vous pouvez modifier et qui restent affichés. Il borne le résultat plutôt que d'annoncer un point, et il énumère les postes qu'il n'a pas comptés.
L’essentiel
- Un total unique donne l'illusion d'une mesure ; une fourchette dit ce qu'elle est, une hypothèse bornée.
- L'écart se creuse sur les règles de gestion à reconstituer, pas sur le nombre d'objets à convertir.
- Tant que cinq rapports complexes n'ont pas été repris chronomètre en main, seule la borne haute se présente sans risque.
- Un ratio sans version de produit ni date de mesure est un chiffre orphelin, au même titre qu'un prix sans sa grille.
Périmètre Pour qui construit un budget de chantier sur un parc déjà trié. L'outil ne dit pas si le chantier vaut d'être lancé — question traitée par la grille d'audit de patrimoine — et ne convient pas à une bascule outillée, où le coût se déplace vers la vérification de ce que le convertisseur a produit.
Estimation de charge
Volume, complexité, ratios : les trois entrées qui décident
Les ratios proposés par défaut sont des valeurs de départ conventionnelles, pas un référentiel de marché. Remplacez-les par les vôtres dès que vous avez mesuré un premier lot : c'est le seul moment où l'estimation devient défendable.
Ce que le résultat n'inclut pas : la recette et la réconciliation des chiffres, la formation des utilisateurs, la reprise des droits et des habilitations, la refonte des flux d'alimentation en amont, et le double run pendant la période de bascule.
Ces postes ne sont pas oubliés, ils sont exclus volontairement : ils ne se dérivent pas d'un nombre de rapports, et les glisser dans le même ratio est la façon la plus sûre de produire un chiffre que le projet démentira.
| Poste | Valeur retenue | Ce qu'elle recouvre |
|---|---|---|
| Rapport simple | 2,00 h | Une à deux sources, mise en forme standard, pas de règle de gestion enfouie. |
| Rapport complexe | 6,00 h | Contextes multiples, calculs imbriqués, ou logique métier à retrouver avant de la réécrire. |
| Univers ou modèle | 40,00 h | Traduction de la couche sémantique : objets, jointures, conditions, contextes. |
| Cadrage et coordination | 25 % | Inventaire, découpage en lots, comitologie, suivi. Proportionnel, jamais forfaitaire. |
Lecture du résultat
Pourquoi une fourchette, et pas un chiffre
Un total unique donne l'illusion d'une mesure. Une fourchette dit ce qu'elle est : une hypothèse bornée, dont l'écart se resserre à mesure que les lots sont livrés. La borne basse suppose que le tri d'usage a été fait et que le périmètre ne bouge plus. La borne haute absorbe ce qui se découvre toujours en cours de route.
Ce qui creuse l'écart n'est presque jamais le nombre de rapports. C'est la proportion de règles de gestion qui ne sont documentées nulle part et qu'il faut reconstituer en lisant la couche sémantique. Un filtre posé au niveau de la condition d'un objet, et non du rapport, ne se voit pas dans le rapport : il se découvre à la réconciliation, quand les montants ne tombent pas.
La conséquence pratique tient en une phrase : tant que vous n'avez pas ouvert cinq rapports complexes au hasard pour mesurer le temps réel de reprise, la borne haute est la seule que vous puissiez présenter sans risque.
Objection assumée
Cette estimation ne convient pas à une bascule outillée, où un convertisseur automatique reprend une partie du parc sans intervention. Le ratio par rapport y perd son sens sur la fraction convertie, et le coût se déplace vers la vérification de ce que l'outil a produit. Dans ce cas, calculez la charge sur le seul périmètre non converti, et traitez la vérification comme un poste de recette.
Méthode
Comment mesurer vos propres ratios en une semaine
Choisissez cinq rapports simples et cinq rapports complexes, pris au hasard dans le parc trié et non parmi ceux que l'équipe connaît le mieux. Reprenez-les de bout en bout, jusqu'à la validation métier, en relevant le temps passé sans arrondir. Le ratio mesuré, même sur dix rapports, vaut mieux que n'importe quelle valeur par défaut, y compris celles de cette page.
Notez séparément le temps de reprise et le temps de recette. C'est la seule façon de savoir si votre écart vient de la conversion ou de la réconciliation, et ces deux problèmes n'ont pas la même solution. Un écart de reprise se corrige par de l'outillage, un écart de recette se corrige par du protocole.
Enfin, datez la mesure et notez la version du produit source. Un ratio relevé sur BusinessObjects 4.2 ne s'applique pas tel quel à un parc 4.3 dont les objets ont été repris entre-temps. Un ratio sans version ni date est un chiffre orphelin, exactement comme un prix sans sa grille.
Périmètre
Ce que cet outil couvre, et ce qu'il laisse à d'autres
Il chiffre une charge de chantier en jours-homme, pour un parc décisionnel exploité en interne, dans le cas d'une reprise à destination d'un outil cible. Il s'adresse à qui doit construire un budget, pas à qui doit choisir la cible.
Il ne chiffre aucun coût de licence : une charge et un abonnement ne se cumulent pas dans la même unité, et les mélanger produit un total que ni la DSI ni la direction financière ne peuvent instruire. Le simulateur de coût de licences traite cette question séparément, à partir de tarifs que vous relevez vous-même.
Il ne dit pas non plus si le chantier vaut d'être lancé. Cette question se pose avant, et elle se traite avec la grille d'audit de patrimoine : chiffrer la reprise d'un parc dont la moitié n'est plus consultée revient à budgéter du travail inutile avec beaucoup de précision.
Questions fréquentes
Ce qu'on nous demande sur ce calculateur
Les ratios par défaut viennent-ils d'une étude ?
Non, et c'est écrit sous le tableau. Ce sont des valeurs de départ conventionnelles, choisies pour être plausibles et surtout pour être remplacées. Aucun référentiel public ne publie de ratio de reprise par rapport : présenter ces valeurs comme sourcées serait exactement le chiffre orphelin que ce site refuse.
Pourquoi convertir les heures en jours sur une base de 7 heures ?
Parce qu'une journée de travail effectif sur un chantier de reprise n'est pas une journée de présence. La base de 7 heures est une convention prudente et affichée. Si votre organisation compte autrement, divisez les heures affichées par votre propre base : le total en heures reste la valeur de référence.
La part de rapports complexes, comment l'estimer ?
En échantillonnant. Prenez trente rapports au hasard, classez-les en simple ou complexe selon un critère écrit à l'avance — nombre de sources, présence de calculs imbriqués, existence d'une règle non documentée — et reportez la proportion obtenue. Un classement fait de mémoire par l'équipe sous-estime systématiquement la part complexe.
Pourquoi la recette est-elle exclue du calcul ?
Parce qu'elle ne se dérive pas d'un nombre de rapports mais d'un nombre d'indicateurs à réconcilier et d'une tolérance d'écart à négocier. Un parc de deux cents rapports peut porter quinze indicateurs de pilotage ou deux cents. L'inclure dans le même ratio produirait un chiffre faux dans les deux sens.
Puis-je partager le résultat avec mon équipe ?
Oui. Tous les paramètres sont dans l'adresse de la page : copiez-la et la même estimation se recalcule à l'identique chez votre interlocuteur, avec les mêmes ratios visibles. Rien n'est enregistré sur ce serveur.
Journal de mise à jour
- — Mise en ligne de l'outil et de ses ratios de départ.
